Capucha explore les limites et le potentiel de la résilience, des cycles, et des routines. La composante sonore qui constitue cette œuvre est le résultat de visites en vue d’enregistrer du son pour le projet d’un ami/d’une amie. L’ami/amie de l’artiste voulait montrer le processus de recréation d’un gilet portugais traditionnel par un groupe de femmes. Mailis Rodrigues a rencontré ces femmes dans leurs maisons, des maisons qui sont également leurs lieux de travail. Le son des machines à coudre remplissait la pièce, reflétant les gestes itérés des travailleuses. Cette installation sonore interactive invite le public à se mettre à la place de ces femmes, à écouter les mêmes sons et à répéter les mêmes gestes. Mais au lieu de créer un gilet, le public est invité à laisser derrière lui une trace de son passage, du temps qu’il a passé à écouter ces femmes. Et peut-être que par cette action ces femmes pourront-elles devenir plus que des voix lointaines dans une pièce.

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Capucha explores the limits and potentials of resilience, cycles, and routines. The sound piece that composes this work was the result of a few field trips to record sound for a friends' project. The artist’s friend wanted to show the process of re-creating a traditional Portuguese vest. Rodrigues met these women at their homes, which are also their workplaces. The sounds of the sewing machines filled the room and reflected the repeated gestures of these workers. This interactive sound installation invites the audience to put themselves in the same position as these women, listening to the same sounds and repeating the same gestures. But instead of creating a vest, the public is invited to leave a trail of their passage, of the time they spent listening to these women. And perhaps by this action, these women can become more than distant voices in a room.